Peter Bauhuis
L’artiste s’empare d’histoires, d’énigmes, et les raconte dans un langage visuel qui lui est propre. La matière devient métaphore, le processus narration, et ses pièces des merveilles. Ils voyagent de Munich en Australie, de Stockholm à Bangkok, de Christchurch à Montréal. Formé comme bijoutier d’abord, Peter Bauhuis intègre l’Académie de Munich. De nombreux prix lui ont été décernés, ses œuvres se trouvent dans des collections prestigieuses telles KODE Art Museum Oslo (NO), National Gallery of Victoria de Melbourne (AUS), Grassimuseum Leipzig (DE), FNAC à Paris (FR), Musée National Suisse à Zurich.
Des objets d’une grande finesse, des réceptacles requérant un savoir-faire particulier, des liquides figés, des paysages imaginaires. Lors du processus de création, Peter Bauhuis mélange différents métaux. Ces alliages, argent, bronze, or, étain, cuivre, laiton, aluminium ou le mystérieux Tumbaga s’entremêlent pour donner lieu à une improbable rencontre de couleurs. Dans une danse du feu, et grâce à une parfaite maitrise du geste fondeur, l’artiste-démiurge compose au plus vif de l’action. Lors de cette fusion, le matériau devient image, la narration objet. Outre les « Chain (unchained) », colliers jouant sur l’astuce de fabrication inédite, les bijoux de Peter Bauhuis sont des objets semblant émerger d’un monde fantastique. De l’effet pareidolia, lorsque notre cerveau imagine par réflexe atavique des êtres inexistants, aux ‘Flavedo’, pour ne pas nommer der écorces d’agrumes, en passant par des ‘Orifices’ ou des Physalia’ ces animaux souvent confondus avec des méduses, c’est un procédé narratif que l’artiste met en place comme billet d’entrée, se référant à Carnarvon et Carter découvrant le tombeau de Toutankhamon. « Vous voyez quelques chose ? » « Oui, des merveilles! » était la première exposition personnelle à la galerie Viceversa qui s’est tenue en 2026.